Découvrez le projet Ironman pour Agathe à l’IME Le Val de Sèvre

D’un côté Jean-Philippe, passionné de sport, rêve de faire un Ironman*, de l’autre l’IME Le Val de Sèvre a besoin de financement pour renouveler son matériel. Il n’en fallait pas plus pour que ces deux projets se rencontrent et fusionnent pour n’en former plus qu’un, le projet Ironman pour Agathe.

Comment ce projet est-il né ?

Début 2016, j’ai visité l’IME Le Val de Sèvre, établissement où est accueillie ma fille Agathe. J’ai alors constaté la vétusté des vélos mis à disposition des enfants, car faute de moyen le matériel n’a pas pu être renouvelé. J’ai donc proposé aux éducateurs qu’ils me présentent leur projet de financement afin que je puisse les aider.

Le projet de départ était de collecter 3 000 € pour l’achat de six karts à pédale afin d’apprendre aux enfants à pédaler. Parallèlement j’avais comme projet personnel de réaliser un Ironman. J’ai donc proposé de vendre, de façon symbolique, les 226 kilomètres de l’Ironman au profit du projet de l’IME. Cela faisait donc 226 donateurs potentiels !

Comment avez-vous mis en place ce projet ?

L’origine du projet remonte à mai 2016. Après avoir vu le projet de l’IME j’ai contacté le siège de l’association des Œuvres de Pen-Bron, qui gère l’IME Le Val de Sèvre, pour voir comment collecter facilement les dons. Courant de l’été le projet a été mis en ligne sur la plateforme Espace Dons (ndlr : plateforme de collecte de dons) et fin août j’ai commencé à récolter les premiers achats de kilomètres. Puis mon entrainement pour l’Ironman a commencé en décembre.

Quelles actions avez-vous menées ?

Une page Facebook a été créée dès le début du projet afin de partager l’événement et de mobiliser un maximum de personnes. Cette page était alimentée régulièrement de façon à suivre l’avancement du projet. Quelques triathlètes, coureurs m’ont accompagné lors de certains entraînements. C’était une participation sportive au projet.

Différents articles de presse ont parlé du projet : Presse Océan, l’Hebdo de Sèvre et Loire, Ouest France, Sainte-Luce Hebdo et Vertou magazine. Ce qui explique les dons provenant des donateurs inconnus, d’entreprises locales.
J’ai également utilisé mon réseau. D’ailleurs, mon club de triathlon a participé au projet. La marraine d’Agathe, salariée à la CPAM a mis en place, par le biais d’une communication interne, la vente de bracelets en tissu personnalisés roses « Ironman pour Agathe » en échange d’un don volontaire.

J’ai contacté Vincent Luis, qui a terminé 7ème au triathlon des JO de Rio, pour lui expliquer notre projet d’Ironman pour Agathe. Il a offert sa tri fonction (ndlr : combinaison adaptée à la pratique des trois disciplines du triathlon) que j’ai mise sous cadre avec la présentation du projet. J’ai ainsi pu annoncer sur Facebook que la personne qui ferait le plus gros don recevrait la tri fonction du champion. J’espère pouvoir la remettre au donateur lors de l’inauguration du circuit de kart à pédales. Les dons sont ainsi allés de 50 centimes à 1000 euros.

Combien de donateurs avez-vous mobilisés ?

Nous avons comptabilisé plus de 350 donateurs. Certains kilomètres, notamment le premier et le dernier, ont été achetés plusieurs fois afin de ne pas limiter la somme récoltée. Nous tenions un tableau des sommes récoltées afin de gérer l’avancement du projet.
Quelques jours avant l’épreuve, il restait quelques kilomètres disponibles. Nous avons lancé un dernier appel. Au total, nous avons récolté 21 200 euros. Le résultat était inespéré.

Le montant collecté a été supérieur à l’objectif, qu’avez-vous prévu de faire avec ces dons ?

C’est vrai que le projet de départ était l’achat de six karts à pédales à 500 € pièces. Soit un objectif de 3 000 €. Voyant que la collecte grandissait, nous avons décidé de revoir les besoins en incluant la construction d’un circuit sur le site de l’IME. Ainsi les enfants pourront apprendre à utiliser les karts, ce qui va les aider sur le plan du développement psychomoteur et cognitif. Et grâce au circuit, ils vont pouvoir apprendre les règles de circulation et le comportement à adopter en tant que conducteur et piéton. Des vélos, tricycles, casques, du matériel de signalisation ont été également achetés.

Et l’Ironman, comment cela s’est passé ?

C’était formidable. Je suis heureux d’être allé au bout de l’épreuve en 11h27. Il y a eu un tel engouement autour du projet. Une cinquantaine de mes proches et connaissances se sont déplacés à Hourtin (en Gironde), pour m’encourager et être au côté d’Agathe.

Le mot de la fin :

Vivement l’inauguration du circuit afin que les enfants puissent s’éclater sur le circuit avec les karts à pédales.

 

*ndlr : un Ironman c’est un triathlon longue distance avec 3,8 km de natation, 180 km de vélo et un marathon (42km de courses) Soit en tout 226 kilomètres à parcourir.



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